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mars 2010

Chine - Kashgar - Route de la soie Junior -

Une route qui monte, qui monte…


Avec Bob, nous avons donc pris cette petite route qui partait vers la droite. Tout au fond, derrière la brume pesante du désert, nous imaginions de magnifiques montagnes. Malheureusement, cette brume nous accompagna longtemps et la route montait, montait, elle ne s’arrêtait plus de monter… De temps en temps, nous rencontrions des villages ouigours dans lesquels nous achetions de bons petits pains ronds qui cuisaient à l’envers dans le four.

Au bout de quatre jours de montée, je me décide à regarder mon GPS, 3100m d’altitude !
« Il faut s’arrêter, si on continue à monter comme cela, on risque d’avoir le mal des montagnes ! »

Il faut s’acclimater!Nous ne savons pas trop ce que cela veut dire, on fait juste ce qu’on nous a dit de faire. Peut-être, pouvez-vous nous expliquer ça ?

Pendant deux jours, nous n’avons fait que quelques kilomètres et l’altimètre indiquait déjà 4000m, aussi haut que le Dome des Ecrins. Le lendemain, un col nous a pris beaucoup de temps et enfin nous sommes redescendus après être passés à 5000m, plus haut que le Mont Blanc cette fois. Notre route a continué pendant plus de dix jours, à monter beaucoup, à descendre peu…

Nous nous sommes retrouves sur un magnifique plateau a plus de 5000m d’altitude pendant 4 ou 5 jours. La neige est arrivée jusqu’à nos tentes mais les routes restaient bonnes. La nuit,
il ne fallait pas oublier de rentrer les gourdes dans la tente, et même a l’intérieur, l’eau gelait un peu.
C’était vraiment la partie du voyage la plus sauvage, du vent, du froid, une petite route en terre avec très peu de circulation… C’était le plateau de l’Aksay Chin.

Et puis, on est un peu redescendu, il faisait bien meilleur, on a enfin pu se laver une peu dans les lacs. Les paysages étaient toujours aussi magnifiques.

La vie revenait petit à petit, des canards nous tenaient compagnie presque tous les soirs. Les antilopes du Tibet nous ont accompagne pendant des dizaines de kilomètres.
Au fait, vous savez pourquoi elles ont de si grandes cornes ?

Deux loups ont fuit devant nos vélos et puis, et puis, les cris des enfants sont revenus. Après tant de temps, quel plaisir de revoir des grimaces sur ces petites frimousses. Ces enfants avaient la peau tannée par le soleil et la vie en altitude, nous étions au Tibet !


Une nouvelle langue, une nouvelle écriture. Nous étions officiellement toujours en Chine mais comme dans le Xingjiang, c’est un peu spécial. Nous devons maintenant continuer notre longue route au Tibet, toujours sur la terre, toujours avec de grands cols, dans un mois peut être, nous pourrons encore vous écrire si tout se passe bien. 

Si vous avez des informations sur le Tibet, n’hésitez pas a nous les envoyer. Ici, il est très difficile d’en avoir !